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DOSSIER sur la Restauration des sentiers et du chemin de l’eau du Circulu de la Vallée de Palazzi

Terres fécondes de nos racines

Un site  patrimonial remarquable témoin de notre histoire  Le circulu constituait autrefois la ceinture nourricière agricole du village, à vocation maraîchère, arboricole (oliviers, amandiers, citronniers orangers et cédratiers) et viticole qui  permettaient au village de s’auto-suffire sur le plan alimentaire.

Elaboré au fil du temps, en aménagements réfléchis depuis les cueilleurs chasseurs, marqué par les influences  pisane et génoise, façonné de  jardins en restanques desservis par un dédale de sentiers. Ce terroir fécond connut  son apogée au XIXè siècle par la réalisation des  Orti chjosi à muraghjoni et la mise en œuvre d’un système d’irrigation ingénieux – les chemins de l’eau – recueillant les eaux des sources et de ruissellement via les sentiers pour alimenter les puits et les bassins de la vallée interconnectés via des  canalisations souterraines .

En 1891, lors d’une exposition agricole organisée par le ministère de l’agriculture à Ajaccio, le domaine de Palazzi  remporta le concours de la meilleure exploitation de Corse. Les cédrats s’exportaient en Angleterre dans l’industrie pharmaceutique pour la fabrication du Vitascorbol. Les oranges produites dans le Circulu étaient appelées « les monstres de Sanaa Reparata »

Dans les années cinquante, pour s’assurer du bon fonctionnement du réseau d’irrigation, François Castellani, jardinier, fit descendre au fond du puits dans le seau de la cigogna à so zitiletta  Ursula qui s’exclama « Ô ba ! A canaletta corre  sempre !

Peintre à l’huile de José Tomasi, peintre corse et historien de l’art émérite
  • Un  dédale de  sentiers qui daterait du XVIIè siècle dessert les jardins du circulu., José Tomasi en a imaginé la construction au temps de la Coltivazione  génoise.
Aquarelle de René Bourgeois, peintre de Palmentu

Sur les pentes du fiuminale di u Giovaggio de nombreuses parcelles en restanques regroupées en jardins, où oeuvrait l’ancestrale cicogna pour puiser l’eau dans les puits des chemins de l’eau de ce terroir fécond.
René Bourgeois, en a imaginé le fonctionnement.

Vue aérienne de l’Ortu de Campia, en incrustation, type de canalisation en terre cuite reliant les puits de tous les jardins du circulu

L’Ortu chjosu à muraglioni di  Campia, également appelé Acintu ou Sarati, jardin ceint par de hautes murailles, préservé par la passion des propriétaires, constitue un témoignage précieux sur les Chemins de l’eau. Son système d’irrigation est composé d’un grand bassin où se déversaient les eaux de ruissellement en provenance du sentier attenant, d’un puits relié via une canalisation souterraine aux puits amont, d’un bassin où opérait l’emblématique cicogna pour arroser toutes les parcelles du jardin par des rigoles maçonnées à même le sol en « tuile romane canal en  terre cuite » Des jardins de cette facture, on en compte 16 dans la vallée.

Extrait de l’étude de Sophie Garonne : projection du cadastre napoléonien sur le cadastre actuel

Cadastre élaboré parSophie Garonne, , authentifiant les sentiers et les chemins de l’eau du  XIXè siècle. Cette reconstitution a permis de recensé 272 parcelles allant de quelques dizaines d’ares à 2 hectares et 25 hectares pour le domaine de Palazzi ou 5 hectares appartenant à 78 propriétaires propriétaires majoritairement Santa Reparata. Depuis 2025,  une Zone Agricole Protégée (ZAP) de 61 hectares couvre tout le Circulu.

 L’Association  s’engage

Le projet de restauration du fiuminale di u Giovaggio a été approuvé lors de l’assemblée générale de l’association du 19 octobre 2024, Cf. Compte rendu.

Un site patrimonial à préserver

C’est ainsi que quelques adhérents se sont retrouvés 4 mai 2024 tôt le matin pour la première chjama sur le chemin de la source de Campi’a en contrebas de la route D13.

Télé Paese1 était présente pour réaliser un reportage et un article sur Corse Matin intitulé « L’Association de la Vallée de Palazzi veut mettre en lumière ses sentiers2», du 8 mai 2024,  dans lequel « La haute valeur patrimoniale de ce site, ainsi que la qualité de son terroir nourricier » étaient soulignées, «  la vallée pourrait à nouveau retrouver sa fonction nourricière d’autrefois.  la restauration d’un maillage d’environ 4 km de sentiers  qui accèdent à l’ensemble des parcelles maraîchères constituait donc un objectif fondamental ».

Lutter aussi contre les incendies et les inondations

Cette opération a  également  pour objectif d’assurer la sécurité des biens et des habitants de Palazzi lors des catastrophes naturelles a rappelé le président.

« En effet la vallée est soumise aux risques incendie et inondation. » de l’association. « En juillet 2023, l’incendie qui s’est déclaré à Pigna et s’est étendu à Santa-Reparata aurait pu atteindre la vallée à quelques mètres près. Nettoyer les sentiers et cultiver les jardins va assurer aussi la sécurité des habitants. La première journée a permis de mettre à jour un premier sentier mais le travail est titanesque et nécessitera plus de journées comme celle-ci et plus de moyens…»

«… La municipalité entend aussi en faire une zone agricole protégée pour contrer la spéculation. Nous souhaiterions aller vite mais nous sommes conscients, malgré tout, que ce chantier prendra du temps mais il est essentiel que ce travail de restauration soit amorcé et pris en charge par leurs utilisateurs dans un esprit de réappropriation collective d’un patrimoine. Les collectivités seront bien sûr sollicitées pour apporter leurs pierres à l’édifice, pour ainsi dire. » poursuit Pierre-Paul Cruciani en souriant (Les suites comme on le verra en infra ont été positives sur ce plan).

Une utilité également économique

Présent en tant que bénévole, Pierre Poli, premier adjoint à la mairie de Santa-Reparata, prend à cœur cette opération. « C’est un grand projet. Cette réhabilitation, c’est toute une philosophie d’autonomie alimentaire qui se développe dans le cadre d’une préservation patrimoniale… Je ne sais pas si nous pourrons tout finir durant cette mandature mais nous souhaitons faire au mieux pour rouvrir ces jardins et les redonner aux habitants. Les sentiers vont aussi attirer des visiteurs, il y a donc, également, une utilité économique. »

Un énorme travail reste à réaliser

Un moment sympa : La jonction entre les deux équipes sur le chemin de Campia à Piazaghjola

Dans le même esprit d’autres  chjame ont été organisées  entre le sentier de la source de Camp’ià et le chemin de Piazzaghjola, soit près de 750 mètres d’un sentier étouffé par d’importants ronciers, de cistes et de gros chênes et oléastres qui se sont développés dans ce magnifique sentier depuis plus d’un demi-siècle…Au total 8 chjame ont été programmées la dernière datant du 24 mai 2025.

Que soit donc remerciés ici ceux qui y ont participé :  Michel Aigle, Francis Bellerini, Raymond Beggiato, René Bourgeois, Daniel Branchet, Daniel Charles,Paul Dalongeville, Roger Doussy, Fabrice Fourcot, Dominique Giuntini, Pascal et pierre Innocenzi, Jean-pierre, Hudaverdian, Christian Joubert, Yves Lacroix, Laurent Lebrun, Georges Lespérance, Corentin Mancioppi, Dominique Menard, Denis Mollet, Henri Patozi, Francis Petaldi, Pierre Poli et Francis Rouge.

Chemin faisant pour ainsi dire, la communication entreprise par  Pierre-Paul notamment à travers la diffusion son ouvrage « Manifeste pour la réhabilitation du Fiuminale di u Giovaggio » a porté ses fruits car la Collectivité de Corse ainsi que la Délégation du Patrimoine de la Corse  ont répondu favorablement.

C’est ainsi qu’un contact a pu été établi avec l’association CORSE ACTIVE POUR L’INITIATIVE, porteuse du dispositif d’Accompagnement à la Création d’Entreprises Sociales et Solidaires (ACCESS), avec laquelle l’Association de la vallée de Palazzi a passé une convention   pour une mission d’ingénierie conduite par le cabinet ISSEHO en vue de l’accompagner,  dans la réalisation de son projet de réhabilitation d’un jardin afin de favoriser une ré-appropriation paysanne et un retour à une mise en culture nourricière dans la vallée

Le soutien financier en QUESTIONS

En quels termes la restauration est-elle envisagée ?
L’état de dégradation exige une restauration adaptée sur les  3,9 km de sentiers communaux qui doit être soignée pour un cheminement confortable avec une réhabilitation appropriée des traversées des chemins de l’eau notamment leur écoulement d’origine.
L’attributaire du chantier devra adhérer à une organisme agissant dans le cadre de l’économie sociale et solidaire. Les a montée difficile du Val’Palmè sera restaurée à l’antica en pierre seiche : sols en calade, reprises des murs de soutènement.
L’entreprise retenue devra être expérimentée et agréée dans ce domaine.
A ce stade la restauration contribuera à réduire les risques d’inondations et d’incendies de part la canalisation des eaux de ruissellement et l’éradication des mèches à feu constitués par les sentiers non entretenus.

En quoi le projet est-il de valorisant ?
Partager ce terroir inde u spiritu paisanu entre jeunes agriculteurs cherchant à s’installer et villageois en quête de jardins familiaux près de chez eux.
Promouvoir l’insertion professionnelle agricole pour les personnes en recherche d’emploi, soit en gestion tutorée par la prise en charge réelle de l’exploitation d’un ou plusieurs jardins, ou en intervenant à la demande des propriétaires fonciers en tant que de besoin pour l’entretien de leur parcelle par des contrats privés de gré à gré.
Ouvrir ce site remarquable aux randonneurs en liaison avec les sentiers intercommunaux du Plan Territorial des Itinéraires de randonnées( PTIR) pour accéder à l’église de la Santa Reparata et relier ainsi les villages du piémont et de la haute Balagne, en offrant un parcours à travers un espace patrimonial ancestral réhabilité dans sa vocation nourricière d’antan, et qui s’inscrit pleinement dans le développement d’un tourisme durable.

Ce projet s’inscrit-il dans une démarche de développement durable ?
Ce projet constitue la clé d’un cercle vertueux de nature à développer l’envie de préserver ce terroir nourricier et l’écosystème qui s’y est développé, Trame verte et bleue naturelle signalée au Plan de Développement Durable de la Corse (PADUC).
En formant  aux métiers de la terre et de la pierre toute personne en insertion professionnelle travaillant dans un organisme agissant dans le cadre l’économie sociale et solidaire.
En exigeant des entreprises sélectionnées dans les appels d’offre de formation et de mise en oeuvre les certifications et de labellisation dans leur domaine de compétence.
En développant une l’agriculture de maraîchage et d’arboriculture (agrumes, amandes, olives…) car le contexte hydrique et solaire du milieu est favorable, impliquant la remise en état duChemin de l’eau, et en développant des techniques de permaculture et d’arrosages économes.
En réimplantant une économie de proximité favorisant l’installation de commerces et d’artisans ainsi que le troc des produits des jardins familiaux entre villageois (légumes, fruits, semences…) dans une sociologie rééquilibrée au profit d’un art de vivre – tout simplement– d’une meilleure vivabilité…
C’est un changement de paradigme fondamental qui vise à retrouver un territoire plus « campadoghju » dans le respect d’un legs patrimonial ancestral à perpétuer dans toutes ses composantes agricoles, environnementales, patrimoniales… et sociales.

En quoi ce projet répond-il à un besoin du territoire? Ce projet s’inscrit dans la politique de reconquête agricole de la commune exprimée dans le PLU concrétisée par la création d’une Zone Agricole Protégée (ZAP) de 61 hectares qui englobe U CIRCULU, la seule en Haute Corse, qui valorise un terroir agricole ancestral fécond :
– participant ainsi , à son niveau, au projet alimentaire territoriale (PAT) de la CCIR Balagne ;
– contribuant au développement d’un tourisme durable de part le caractère remarquable de ce site ouvert à toutes randonnées pédestres, équestres et cyclistes.
– formant à la pierre sèche, dès le début du projet, une vingtaine de muraillers-caladeurs, et ultérieurement par des cycles de stages ouverts à tous pour l’entretien pérenne de ce site remarquable.
– en matière d’emploi 4 jeunes agriculteurs patentés ont déjà été installés par des baux à ferme sur les 8,5 hectares de la ZAP gérés une Association Syndicale Libre Orti Paesani déjà constituée. l’objectif est de porter à 8 le nombre d’agriculteurs et d’amener au moins le 1/3 des 80 propriétaires des jardins du CIRCULU à adhérer au projet.
Le projet est lancé,  les bénévoles de l ‘Association ont permis de « déblayer » le terrain pour établir un état des lieux exhaustif afin d’évaluer le coût de l’opération d’ouverture de la boucle des sentiers du CIRCULU.
Cette opération constitue la condition sine qua none pour que le projet puisse se poursuivre par la réhabilitations des CHEMINS DE L’EAU dans les jardins privés attenants dont les propriétaires auront conventionné avec la commune de Santa-Reparata-di- Balagna .
L’ambition est grande : créer un théâtre vivant où tous les métiers de la pierre et de la terre seront exprimés dans leur savoir-faire traditionnel et dans leur évolution experte des artisans d’aujourd’hui.
Avoir le pessimisme de l’intelligence et l’optimisme de la volonté Antonio Gramsci, Philosophe, écrivain italien (1891-1937)

Quel est le plan financier du projet ?

Le montant de la  restauration  des sentiers est de  63 900 €. Cette estimation a été  été obtenue  sur la base d’un cahier des charges et d’un diagnostic effectué sur les 3,9 km des sentiers à restaurer. Les devis suivants ont été établies par  un organisme qui agit dans le cadre de l’économie sociale et solidaire, l’ARSM, Associations de réhabilitation des Sentiers Communaux.

Nature Montant en €Statut
Subvention Comité de Masif CDC19 100Obtenu
Commune de Santa Reparata10 290Obtenu
Subvention agence du tourisme CDC 245 00Solicité
Collecte de don par sosucription10 000Solicié
Total63 900

Documents divers

 

Terres de mes racines

Terres de mes racines

Terres de mes racines devait constituer un seul ouvrage en trois volets : Tarre tralasciate, Tarra feconda et Tarra eterna . Mais les « choses » ne se passent pas toujours comme on le souhaite car je n’ai pas trouvé d’éditeur pour ce faire.

Nonobstant ce fut un mal pour un bien car ma rencontre avec René Bourgeois, aquarelliste, s’est traduite par la réalisation de Tarra eterna – Kallistéidoscope qui constitue une oeuvre pittoresque que mon ami peintre avec ses aquarelles inspirées a su nourrir davantage mon imaginaire.

Le recueil est aujourd’hui en librairie en France et sur internet. Vous pouvez aussi en consulter un extrait sur le site U Circulu. Le produit de la vente de ce recueil est au profit de l’Association de la vallée de Palazzi pour son action de préservation du patrimoine dans le fiuminale du Giovaggio.

Le succès de Kallistéidoscope, l’appétit venant en mangeant, avec René nous travaillons à une version « aquarellisée » de Tarra feconda qui devrait s’intituler Cucina paisana – di a tarra à u piattu [ Cuisine paysane – de la terre à l’assiette ] dans un contexte, moins familial, enrichi de recettes de Santa-Reparatae voire de la cité paoline –débouché naturel et économique des jardins de Palazzi que constituaient autrefois u fiuminale du Giovaggio.

Néanmoins pour ne pas laisser sur leur faim tous ceux qui, par l’odeur alléché de mon projet de livre de recettes familiales corses, attendent avec impatience sa sortie, je me vois dans l’obligation de répondre à leur attente, en imprimant la première version de Tarra feconda en un tirage limité à cen texemplaires réservés à la famille et aux amis, et qui disponible maintenant sur le site U Circulu en version PDF.

Tarre tralasciate,

 Tarre tralasciate

 Terres vaines ! Peut-on imaginer un mieux-vivre ensemble dans u Fiuminale di u Giovaggio-Palazzi en Balagne, en développant un modèle économique alternatif autonome d’autosuffisance alimentaire ?

Ce manifeste est un essai sur les Terres de mes racines à la recherche de clés pour un monde plus campadoghju, afin d’aborder un avenir dont on ne peut augurer s’il sera pire ou meilleur, mais il est sûr qu’il devra s’adapter aux crises qui émergent comme autant d’ultimatums.

TARRE TRALASCIATE

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Le renouveau du fiuminale di u Giovaggio

J

Ces estimations permettront à CAPI/ACCESS et ISSEHO (cf convention en et compte rendu de la réunion du 21 février sur le site sur le site U CIRCULU) de chercher les sources de financement pour réaliser ces opérations d’ouverture et de restauration de notre patrimoine vernaculaire Sur ce plan, Barthélemy Colombani a récemment fait part à Stéphane Raffi que la fondation du patrimoine dont il est le délégué envisageait de participer au financement de notre projet dans le cadre d’un soutien aux entreprises agissant dans de l’économie sociale et solidaire, comme l’ARSM dirigée par Stéphane.

Pierre Poli, adjoint au maire de Santa Reparata ajoute que la commune envisage un classement des sentiers du fiuminale en « sentiers de randonnées » et faire une demande subvention auprès du Comité Massifde la CDC .

(*) fondatrice de l’entreprise « Qui vient de de la pierre », membre de notre collectif (Cf convention)

Tarre tralasciate

Perpétuer la mémoire  des
lieux comme celle des hommes
car l’oubli est leur véritable mort.

Cliquez ici pour obtenir le fichier PDF

Changer la donne

Cet ouvrage se propose de présenter le « Manifeste pour le renouveau du fiuminale du Giovaggio » visant à réhabiliter un territoire post-rural sinistré situé au cœur de la Balagne, en Corse, sur la commune de Santa-Reparata-di-Balagna.

Comprendre le déclin brutal de la ruralité qui a entraîné la poussée fulgurante d’une urbanisation spéculative et brouillonne.

Dénoncer ses conséquences environnementales (incendies et inondations) qui accroissent la dangerosité de ce bassin de vie, hier, aujourd’hui bassin de risques d’inondations.

Le projet s’inscrit dans la politique de la commune en vue d’entreprendre un rééquilibrage entre ruralité et urbanisation dont les objectifs sont définis dans trois textes réglementaires fondamentaux : le Plan local d’urbanisation (PLU), le Document d’objectif agricole sylvicole (DOCOBAS), la Zone agricole protégée (ZAP) en vue de lutter contre la spéculation foncière.

Dans ce cadre l’Association de la vallée de Palazzi agit, en toute autonomie, dans une démarche écocitoyenne qui regroupe les habitants de ce territoire.

Agir pour réduire les risques d’inondations et d’incendies en restaurant les sentiers dans leurs fonctions écologiques connexes  : maîtrise de l’écoulement des eaux pluviales et freiner la propagation des feux. Et permettre, surtout, ainsi l’accès à l’ensemble des vergers et jardins ancestraux pour remettre en exploitation ce terroir nourricier aujourd’hui en friche et inculte.

Agir pour restaurer un chemin de l’eau ancestral constitué d’une infrastructure de puits, de bassins et de sentiers interconnectés. C’est un patrimoine vernaculaire remarquable qu’il faut absolument préserver et par la même profiter de cette ressource en eau dans le cadre du développement d’une agriculture de proximité.

Agir pour préserver cette trame verte et bleue que constitue le fiuminale du Giovaggio en le préservant de toutes spéculations immobilières et artificialisation des sols, et la consacrer pour longtemps à une agriculture nourricière de proximité qui était sa vocation originelle.

Changer la donne : ce micro-territoire en a le potentiel pour un mieux vivre ensemble dans un bassin de vieréhabilité pour un mondu più campadoghju, un monde plus enviable.

Associu di Palazzi

Campia

Symbole et lieu emblématiques de l’association

Campia est situé au abords de la D13  dans u fiuminale di u Ghjuvaghju, il y   coule  une source qui a  désaltéré  tant et tant de de Pastori et de Ghjardinieri   et de nombreux Lisulani  qui venaient remplir leur dame-jeanne, autrefois.  C’est un lieu emblématique de l’association qui s’y réunit tous les ans dans le cadre d’une d’une Chjama pour l’entretenir ainsi que les sentiers qui y mêne.

U Circulu

Agir pour la préservation
de notre patrimoine

U Circulu

Peinture sur toile de José Tomasini

Jusqu’au XVIIIè siècle, en Corse, l’organisation agro-pastorale constituait le socle du mode de vie d’un peuple de bergers et d’agriculteurs, u circulu formait, autour du village, une ceinture maraîchère vital où tout l’art de vivre ensemble a développé un patrimoine agricole et vernaculaire propre à cette île mais s’inscrivant  pleinement dans  le  développement culturel de la civilisation méditerranéenne – Mare Nostru – qui l’a pourtant bien souvent malmenée…

Ce site traite d’un microscopique terroir U fiuminale di u Ghjuvaghju de Palmentu  en Corse – patrimoine vernaculaire et écologique remarquable – legs  des générations passées où d’aucuns y cherche leurs racines et où d’autres les implantent du cadre de vie avec a primura, vocable plus fort que sa traduction en français avec envie-soucis-responsabilité, por  d’agir  pour sa  la préservation et son développement.
Tout naturellement s’agrègent toutes è primure  t: mmatérielles, culturelles et environnementales, agricoles et même gastronomiques…qui forgent une identité et un bien être social per un populu in u mondu piu campatoghju !