Alleluia
Choeur – tierces – secondes – basses
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La richesse patrimoniale de Santa Reparata di Balagna vous est présentée ici avec ses églises, ses lavoirs et fontaine, ses jardins ancestraux et autres bâtisses seigneuriales ou villageoises…
Au cœur du village l’église paroissiale dédiée à San Roccu petit bijou de style baroque, paraît s’incruster parmi les maisons aux bâtis anciens groupées autour.
La façade a été restaurée en 1995, selon une technique millénaire consistant à couvrir le mortier encore frais de lait de chaux. Son toit a été refait en 2004.
Les décors intérieurs, riches et typiques de la période baroque sont en « Stucco lucido ». Cette technique très ancienne pratiquée par les Phéniciens, a été reprise par les maîtres Italiens à partir du XVIème siècle.
Dans le cadre de la restauration actuelle une découverte exceptionnelle est « révélée »! 
Sous de nombreux repeints, l’équipe d’Ewa Poli, restauratrice d’art, a eu la grande surprise de dégager sur deux pilastres une signature et deux dates : Philippe Firenze de Lugano 1760, 1766. chose rare de la part d’artistes stucateurs.
Mais qui est ce Magister Philippe Firenze de Lugano ?
C’était un Maitre maçon, stucateur (confirmé par Jean Christophe Liccia). Avec son équipe, il a construit la chapelle Santa Lucia de Brando et il a participé à la construction du clocher et de la sacristie de Tomino. Cette découverte nous permet de dire qu’il était aussi peintre décorateur qui utilisait la technique du Stucco lucido.

Les travaux de restauration de 188 000 € ont été subventionnés par la CTC, le Conseil départemental de la Haute Corse, la commune et l’association Inseme per Occiglioni à hauteur de 15 000 €.
Avec le Dio Salve Regina
L’église paroissiale de Santa Reparata di Balagna, dédiée à Sainta Reparata, est un édifice remarquable de par l’ hétérogénéité de son architecture, et la lisibilité des différentes étapes de son élaboration et des modifications successives au cours des siècles.
La datation de ces opérations est difficile à déterminer en raison de l’absence d’une documentation d’ouvrage fiable. Son origine serait très ancienne, elle daterait du paléochrétien (200-500). L’époque romane jusqu’au haut moyen-âge n’a pas laissé de témoignages avérés.
Sa situation géographique interpelle également quant à sa destination « administrative », à la croisée des voies de communication, chemins et sentiers des gros villages du piémont balanins Monticellu, Corbara, Muru, Felicettu… Bâtie, hors agglomération à l’époque, sur un piédestal panoramique surplombant l’Ile Rousse, elle remplit toutes les caractéristiques pour être une église piévane mais ce ne sont que supputations puisque cette fonction était assumée, dans l’ évêché d’Aléria, par la Santa Trinita et San Giovana Battista d’Aregnu, de facture romane du XIIème siècle, dont le bien-fondé n’est évidemment pas contesté.
Sans que ce soit péjoratif ce plan n’est en rien all’moderna. Si la structure n’a pas étéLe plan all’antica
modernisée ce n’est pas par manque de moyens étant donné une population importante et les riches familles la composant. Il est probable que l’église possédait un tel prestige à l’époque romane que la paroisse n’éprouva pas le besoin de la transformer. Peut-être même que les paroissiens auraient-ils pu considérer cela comme une trahison voire le reniement d’un glorieux passé.
A l’est, l’abside et le choeur montre un parement extérieur de pierres bicolores posées en un appareil d’assises régulières. Il est évident qu’ils remontent à l’époque romane la plus ancienne. A l’opposé, à l’ouest, la façade porte la date de 1538, antérieure au concile de Trente et encore davantage à l’époque de la floraison d’églises baroques.
Que montre le plan entre ces deux extrémités ?
L’église est d’une grande longueur du niveau de la cathédrale Saint Erasme de Cervione, et même de la prestigieuse Annonciation de Corbara. C’est plus que remarquable pour une église all’antica d’autant que cette longueur était acquise en 1538.
L’abside, en demi cercle, couvert d’un cul de four très rétréci, au plafond excessivement abaissé et couvert en croisée d’ogives. Si le rétrécissement du choeur est un caractère baroque cela ne peut pas être le cas puisque ce rétrécissement est antérieur à cette période. Nous pensons qu’abside et choeur appartiennent à une première église romane, de l’époque pisane, et que l’on démolit le reste de cette église pour édifier à l’époque romane tardive, la nef actuelle de trois travées égales couvertes, elle aussi de croisées d’ogives, formule peu prisée des baroques. On construisit la façade encore un peu plus tard début du XVI ème siècle.
On édifia, sur la deuxième travée, un transept très marqué, forcément non baroque étant donné qu’il est antérieur à cette période, dont les croisillons sont couverts de berceaux transversaux et se terminent par des « absides » triangulaires.
La façade antérieure au Concile de Trente, n’a jamais été traité ultérieurement en frontispice baroque. Absolument plane, sans pilastre pour la rythmer.Le frontispice
Aucun entablement pour la diviser en hauteur, elle montre une porte surélevé sur une volée de quelques marches, ayant conservé son encadrement et son arc supérieur ogival de pierre bicolores remontant très haut dans le temps.
Au début du XXème siècle le fronton est transformé. Ses deux angles sont renforcés visuellement par des reliefs creusés de « niches » trop peu profondes pour accueillir d’éventuelles statues, quatre coté nord et deux cotés sud dans la tentative de racheter la pente du terrain. On note le mêmes renfoncement sur les angles est de la nef, juste avant le choeur. Le clocher est tout aussi simple, à l’exception de son couronnement final contrebuté par de belles volutes rampantes.
Au milieu du XIXème siècle. Le campanile à cinq étages, surmonté d’un
petit dôme aménagé de baies et décoré de 4 volutes, est érigé. Lors de son voyage Ferdinand Gregorovius (1855) écrit que la façade est blanche, que le campanile est neuf, que le maitre Autel de style baroque a beaucoup d’ornements avec au dessus une inscription : « Santa Reparata prie pour ton peuple». L’autel de la chapelle coté sud, dédié à la Santissima Vergine del Carmine, plus tardif, date du début du XIX ème Le fronton de la façade occidentale a été construit à la fin XIX ème (photo de l’église en 1884)
En 1936, O-F Tencajolo (1936) dans chiese di Corsica « A la place d’un ancien autel de Santa Catarina martyre on trouve une stèle qui rappelle les noms des jeunes gens de Santa Reparata morts à la guerre ces noms glorieux sont entourés de couronne et d’inscriptions pieuses. L’autel majeur très beau avec ses colonnes di stucco aurait été construit en 1855 et la chapelle de Notre Dame du Mont Carmel en 1856. »
En 823, un oratoire dédié au culte de Santa Reparata fut construit par le comte Boniface de Toscane chargé par le pape Pascal I° de visiter la Corse.Le roman se développe sous influence pisane…
En 1095, l’église et ses dépendances furent offertes au monastère bénédictin de l’Île de la Gorgone par Landolfo alors évêque pisan d’Aleria ; celui-ci renouvela sa donation en 1098 pour le repos de l’âme du marquis Ugo, seigneur local, ainsi que de ceux qui l’avaient construite.
En 1425, les bénédictins ayant perdu de leur influence, le pape en fit don à la chartreuse de Calci à côté de Pise. Ils ne mirent jamais les pieds en Corse.
Le gothique abouti peu en Corse…
En 1533, Santa Reparata étant devenu un centre important très peuplé, l’église fut agrandie. Sa taille considérable pour l’époque, assez rare au XVI ème siècle où l’on privilégiait la construction de nouveaux sanctuaires et de couvents. On utilisa la technique gothique de la croisée d’ogives pour gagner de la hauteur et peut-être garder l’esprit médiéval comme l’atteste la réutilisation des pierres. Elle est la seule en Balagne à présenter ce type d’empreinte gothique. Pour autant peut-on la qualifier de gothique comme Saint-Dominique de Bonifacio, les seules qui peuvent se prévaloir de ce type d’architecture ?
En 1589 , L’édifice disposait de trois autels dédiés aux cultes primitifs : Maître Autel avec une croix en bois doré, autel de St Jean-Baptiste, Autel de la Vierge Marie.[…] Les parois étaient blanchies à l’intérieur et à l’extérieur. La sacristie est derrière l’autel majeur. L’église possédait un campanile à deux étages. Dans l’église, il y avait un étage (là ou se trouve l’orgue) où les frères de la compagnie Santa Croce se réunissaient avant que la confrérie Saint Antoine fût érigée au XVII ème siècle.
L’église, en grande partie tout au moins, est d’origine très ancienne, bien adaptée au nombre de paroissiens mais dont le toit n’était pas parfaitement étanche. L’autel majeur avait un tableau jugé décent. L’autel latéral dédié à saint Jean-Baptiste était orné d’une toile rongé par la vétusté. Un second autel latéral, dédié à Marie sans autre précision, était dépourvu d’estrade mais orné d’un tableau décent.
« C’est dans les dernières années du XVIe siècle et le tout début du XVIIe que l’on construisit plusieurs autels privés, dédiés à San Michele Arcangelo, Sant’ Agata et Santa Caterina, tous édifiés en une poignée d’années. Ils étaient la possession de plusieurs familles (…) essentiellement Fondacci, Fabiani et Liccia pour les plus connues. Un autre autel apparaît à partir du milieu du XVIIe siècle ; il s’agit de celui des Ames du Purgatoire, dévotion qui était couplée à celle du Rosaire (le tableau dans l’église représente les deux cultes). L’essentiel des dons était, durant la première moitié du XVIIe, sont consacrés à la confrérie et au couvent des Capucins qui furent alors construits et décorés. )» En 1616, la paroisse comptait 900 âmes. ce qui en faisant après Bastia et Ajaccio, l’une des plus peuplée de Corse. On a rajouté aux 3 autels existant déjà, L’autel Baptiste est cette fois décent et « assez bien peint ». un nouvel autel dédié à sainte Agathe, est venu s’ajouter à ceux de 1587. L’autel de saint Jean est sous le juspatronat de la famille Martini et bénéficie d’un leg perpétuel pour asurer son fonctionnement ; celui de saint Agathe est passé sous le juspatronat de la famille Fabiani. De nombreux autels sont apparus celui de la Nativité entretenu par la population ; celui de sainte Catherine d’Alexandrie, sous le juspatronat des Ambrosini ; celui du Rosaire ; celui de saint Michel Archange et, enfin celui du Purgatoire. La structure de l’église et jugée très belle. Cette visite atteste la présence « l’oratoire de Sant’Antonio et il est demandé que les statuts de cette confrérie soient validés sous 6 mois sous peine qu’ils ne soient déclarés nuls et invalides » L’autel en bois des confrères de Santa Croce n’existe plus En 1698 « Le corps de l’église est beau. Il y a une sacristie. 7 autels avec le maitre autel, l’Autel St Jean Baptiste, Autel de la Vergine del Rosario, l’Autel Sant’ Agata, celui de San Michele Archangelo, l’autel de la Vierge et enfin l’autel de Santa Catarina. L’église possède une chapelle dédiée à la très Sanctissimae Verginis Maria del Suffragio. En 1761, l’église à sept autels. Il visite également la cazassa [confrérie] di sant’Antonio qu’il trouve excellemment tenue, un oratoire San Rocco à Occiglioni et un oratoire de l’Annonciation à Palmentu . La Visite apostolique précise que l’autel majeur est désormais pourvu d’indulgences mais que tous sont misérablement ornés. L’autel de sainte Agathe est désormais sous le juspatronat des Giuseppi qui se sont joint au Fabiani ; celui de sainte Catherine d’Alexandrie est passé sous le juspatronat des Antonelli.Le baroque flamboie…
Visite baroque
de part et d’autre des colonnes. Le baptistaire a été démonté en 1995 par une restauration rude. On peut y voir une peinture de style renaissance où un serpent s’enroule autour d’un arbre évoquant l’épisode du jardin d’Eden. Adossé au mur nord, il devrait être celui que les différentes visites, pastorales ou apostoliques nommaient de saint Jean-Baptiste. Sa cuve n’existe plus. Deux socles de chaque coté, décalés d’arrière en avant dans un geste de projection, soulèvent deux colonnes droites corinthiennes, canelés adossés à deux pilastres dosserets.
L’entablement est logiquement double. Celui ds colonnes, en avancée, est immédiatement interrompu en allant vers le centre. Celui des pilastres et dosserets, débordant sur les cotés, est contenu au centre, traversant tout le retable.
Le fronton , tout aussi logiquement, est double. Il est réalisé par deux rampants courbes de chaque coté qui, contrairement à la projection de colonnes vers l’avant, sont décalés en sens inverse, complétant le geste de projection cité plus haut par un second, opposé- mais complémentaire – d’accueil. Remarquons que ces rampants , prolongés intellectuellement ou sensiblement, ne pourraient dessiner un cercle complet.Fronton double et doublement interrompu afin de laisser passer un petit édicule, résumé conclusif du retable, lui-même couronné d’un petit fronton interrompu.
L’ensemble encadre actuellement un espace vaste mais peu profond.
La toile visible de 1587 à 1761 au moins, a disparu, nous n’avons aujourd’hui qu’une statut sulpicienne de s ; Jean-Baptiste sur un cul de lampe mal intégré à son logement.. Le Baptiste est figuré avec sa mélote en poils de chameau, son bâton crucifère, mais sans le phylactère presque obligé, le doigt vaticinateur.Nous ne sommes pas en mesure d’affirmer que cet autel au Précurseur est bien celui que l’on observa de la fin du XVIè à celle du XVIIIè. Qu’est devenue la toile qi l’ornait ? A-t-elle été déplacée ? Un peu plus loin vers l’est qu’on on le verra ? Avions nous le Baptistère ?
Accroché à droite de l’autel s. Jean-Baptiste, d’excellente qualité picturale , sans doute e Pietro Antonio Rossi, peintre italien, dont l’activité est attestée de 1690 0 1720 environ, elle figure La prière dans le Jardin des oliviers ou, peut-être plus justement, L’Agonie au Jardin des oliviers. Jésus se rendit dans ce jardin, dit encore Gethsemané, avec Pierre, Jean et Jacques le Majeur, et s’éloigna d’un jet de pierre des apôtres qui s’endormirents. Priant le Père de s’éloigner delui « ce calice », Il accepte néanmoins sa volonté.
La toile est divisée en deux partie. Dans la partie inférieure, Jacques, Jean et Pierre, de gauche à droite, en simples humains auxquels les mystères divins sont inaccessibles, sont profondément endormis et ne se rendent pas compte du drame qui se joue. La partie supérieure montre Jésus agenouillée en accord, avec l’évangile de Saint Luc, les mains jointes en prière. Les fleurs devant lui symbolisent le Jardin. Le peintre a su rendre l’insondable angoisse- celle d’un homme- du Sacrifié volontaire- le Dieu incarné. Si l’on ne distingue pas les gouttes de sueur faisant penser à des gouttes de sang, on les imagine – on se les « met en image »- sans peine. Le Christ fixe un ange messager de Dieu ne l’oublions jamais, dépeint dans l’angle supérieur droit, tenant le Calice et la Croix du Sacrifice. Il fixe Jésus avec un regard plein de peine, comme le Père dont il est le représentant.
On peut se questionner sur la provenance de ce tableau qui n’est cité dans aucunes des Visites épiscopales et pastorales. Provient-il t du couvent franciscain sécularisé après 1790, du leg Fesch (son cadre en mauvais état semblerait l’exclure), des Cérémonies pascales des Sépulcres ? Mais alors son excellente qualité pourrait poser problème.
Logé dans le croisillon du transept, c’est dire l’importance qu’on lui accordait, il est difficile de préciser au premier abord et à la lecture de son tableau, si elle est celle de la Remise du Rosaire ou des Ames du Purgatoire. Oreste Ferdinando Tencjoli renseigné par le curé autour de 1930, ne peut trancher « […] dedicato allle Anime del Purgatoire e alla madona del Rosario ».
L’autel est magnifique du point de vue architectural. Deux colonnes corinthiennes droites, cannelées mais rudentées du premier tiers, sont adossées à deux pilastres dosserets .
Le fronton, réalisé par des rampants courts, est doublement interrompu pour laisser passer un très bel élément, l’édicule. Le centre de l’édicule loge l’emblème de la famille Savelli, deux lions affrontés à un arbre.
monument historique en 1992, est absolument magnifique, tant du point de vue pictural que didactique. Tencjoli qui, en irrédentiste notoire, glorifiait l’ « italianité » de la Corse, dit qu’«on » l’attribue à Guido Reni (1575, 1642) . Novellini disait la même chose quelques années plutôt. Cela nous semble à peine exagérée. D’aucuns l’attribuent à l’école de Giuseppe de Ribera (1591-1652)
La toile, il n’est qu’à considérer …
Toute la largeur de la partie inférieure est occupée par les âmes du purgatoire. L’anatomie de ces corps, anges et âmes « purgantes », particulièrement bien traitée, fait quelque peu penser à Rubens – même si l’Anversois ne peut, en aucun cas , être tenu pour auteur de cette image.
La Prédication de St Jean Baptiste.
Comme 450 autres communes de Corse, Santa Reparata di Balagna fut destinataire d’un tableau de la célèbre collection du cardinal Fesch en 1844. Les modalités d’attribution de ceux-ci ont été régies par tirage au sort en proportion de la population respective des villages concernés.
Celui qui échut à Santa Reparata fut une œuvre pré baroque de l’école maniériste italienne représentant la prédication de St jean Baptiste sur les bords du Jourdain.
« Le Martyr de Sant’Agata »
Huile sur toile à trame grossière de 200 X 145 XVIIème dont l’auteur est inconnu
En 1610 Orso Giacomo Savelli fait construire dans l’église une chapelle dédiée à Sant’Agata.
Une dévotion à la Sainte martyr se comprend car à cette époque le territoire de la paroisse de santa Reparata s’étend jusqu’à la mer et Sant’Agata protège les pécheurs des tempêtes.(Une chapelle existait à l’Ile Rousse) Orso Giacomo Savelli meurt avant l’achèvement de la chapelle. C’est la famille Fabiani, à laquelle il était lié par le mariage de sa fille, qui poursuivra ses engagements. Par la suite il n’est plus fait mention que d’un autel dédié à Sant’ Agata. Il apparaît dans le descriptif de l’église rédigé en 1616 par Monseigneur l’évêque Curlo. En 1686 on note encore un Fabiano dans les donateurs au bénéfice de l’église concernant l’autel de Sant’ Agata ainsi qu’en 1760.
à suivre
Un site patrimonial remarquable témoin de notre histoire Le circulu constituait autrefois la ceinture nourricière agricole du village, à vocation maraîchère, arboricole (oliviers, amandiers, citronniers orangers et cédratiers) et viticole qui permettaient au village de s’auto-suffire sur le plan alimentaire.
Elaboré au fil du temps, en aménagements réfléchis depuis les cueilleurs chasseurs, marqué par les influences pisane et génoise, façonné de jardins en restanques desservis par un dédale de sentiers. Ce terroir fécond connut son apogée au XIXè siècle par la réalisation des Orti chjosi à muraghjoni et la mise en œuvre d’un système d’irrigation ingénieux – les chemins de l’eau – recueillant les eaux des sources et de ruissellement via les sentiers pour alimenter les puits et les bassins de la vallée interconnectés via des canalisations souterraines .
En 1891, lors d’une exposition agricole organisée par le ministère de l’agriculture à Ajaccio, le domaine de Palazzi remporta le
concours de la meilleure exploitation de Corse. Les cédrats s’exportaient en Angleterre dans l’industrie pharmaceutique pour la fabrication du Vitascorbol. Les oranges produites dans le Circulu étaient appelées « les monstres de Sanaa Reparata »
Dans les années cinquante, pour s’assurer du bon fonctionnement du réseau d’irrigation, François Castellani, jardinier, fit descendre au fond du puits dans le seau de la cigogna à so zitiletta Ursula qui s’exclama « Ô ba ! A canaletta corre sempre !


Sur les pentes du fiuminale di u Giovaggio de nombreuses parcelles en restanques regroupées en jardins, où oeuvrait l’ancestrale cicogna pour puiser l’eau dans les puits des chemins de l’eau de ce terroir fécond.
René Bourgeois, en a imaginé le fonctionnement.

L’Ortu chjosu à muraglioni di Campia, également appelé Acintu ou Sarati, jardin ceint par de hautes murailles, préservé par la passion des propriétaires, constitue un témoignage précieux sur les Chemins de l’eau. Son système d’irrigation est composé d’un grand bassin où se déversaient les eaux de ruissellement en provenance du sentier attenant, d’un puits relié via une canalisation souterraine aux puits amont, d’un bassin où opérait l’emblématique cicogna pour arroser toutes les parcelles du jardin par des rigoles maçonnées à même le sol en « tuile romane canal en terre cuite » Des jardins de cette facture, on en compte 16 dans la vallée.

Cadastre élaboré parSophie Garonne, , authentifiant les sentiers et les chemins de l’eau du XIXè siècle. Cette reconstitution a permis de recensé 272 parcelles allant de quelques dizaines d’ares à 2 hectares et 25 hectares pour le domaine de Palazzi ou 5 hectares appartenant à 78 propriétaires propriétaires majoritairement Santa Reparata. Depuis 2025, une Zone Agricole Protégée (ZAP) de 61 hectares couvre tout le Circulu.
Le projet de restauration du fiuminale di u Giovaggio a été approuvé lors de l’assemblée générale de l’association du 19 octobre 2024, Cf. Compte rendu.

C’est ainsi que quelques adhérents se sont retrouvés 4 mai 2024 tôt le matin pour la première chjama sur le chemin de la source de Campi’a en contrebas de la route D13.
Télé Paese1 était présente pour réaliser un reportage et un article sur Corse Matin intitulé « L’Association de la Vallée de Palazzi veut mettre en lumière ses sentiers2», du 8 mai 2024, dans lequel « La haute valeur patrimoniale de ce site, ainsi que la qualité de son terroir nourricier » étaient soulignées, … « la vallée pourrait à nouveau retrouver sa fonction nourricière d’autrefois. la restauration d’un maillage d’environ 4 km de sentiers qui accèdent à l’ensemble des parcelles maraîchères constituait donc un objectif fondamental ».
Cette opération a également pour objectif d’assurer la sécurité des biens et des habitants de Palazzi lors des catastrophes naturelles a rappelé le président.

« En effet la vallée est soumise aux risques incendie et inondation. » de l’association. « En juillet 2023, l’incendie qui s’est déclaré à Pigna et s’est étendu à Santa-Reparata aurait pu atteindre la vallée à quelques mètres près. Nettoyer les sentiers et cultiver les jardins va assurer aussi la sécurité des habitants. La première journée a permis de mettre à jour un premier sentier mais le travail est titanesque et nécessitera plus de journées comme celle-ci et plus de moyens…»
«… La municipalité entend aussi en faire une zone agricole protégée pour contrer la spéculation. Nous souhaiterions aller vite mais nous sommes conscients, malgré tout, que ce chantier prendra du temps mais il est essentiel que ce travail de restauration soit amorcé et pris en charge par leurs utilisateurs dans un esprit de réappropriation collective d’un patrimoine. Les collectivités seront bien sûr sollicitées pour apporter leurs pierres à l’édifice, pour ainsi dire. » poursuit Pierre-Paul Cruciani en souriant (Les suites comme on le verra en infra ont été positives sur ce plan).
Présent en tant que bénévole, Pierre Poli, premier adjoint à la mairie de Santa-Reparata, prend à cœur cette opération. « C’est un grand projet. Cette réhabilitation, c’est toute une philosophie d’autonomie alimentaire qui se développe dans le cadre d’une préservation patrimoniale… Je ne sais pas si nous pourrons tout finir durant cette mandature mais nous souhaitons faire au mieux pour rouvrir ces jardins et les redonner aux habitants. Les sentiers vont aussi attirer des visiteurs, il y a donc, également, une utilité économique. »

Dans le même esprit d’autres chjame ont été organisées entre le sentier de la source de Camp’ià et le chemin de Piazzaghjola, soit près de 750 mètres d’un sentier étouffé par d’importants ronciers, de cistes et de gros chênes et oléastres qui se sont développés dans ce magnifique sentier depuis plus d’un demi-siècle…Au total 8 chjame ont été programmées la dernière datant du 24 mai 2025.
Que soit donc remerciés ici ceux qui y ont participé : Michel Aigle, Francis Bellerini, Raymond Beggiato, René Bourgeois, Daniel Branchet, Daniel Charles,Paul Dalongeville, Roger Doussy, Fabrice Fourcot, Dominique Giuntini, Pascal et pierre Innocenzi, Jean-pierre, Hudaverdian, Christian Joubert, Yves Lacroix, Laurent Lebrun, Georges Lespérance, Corentin Mancioppi, Dominique Menard, Denis Mollet, Henri Patozi, Francis Petaldi, Pierre Poli et Francis Rouge.
Chemin faisant pour ainsi dire, la communication entreprise par Pierre-Paul notamment à travers la diffusion son ouvrage « Manifeste pour la réhabilitation du Fiuminale di u Giovaggio » a porté ses fruits car la Collectivité de Corse ainsi que la Délégation du Patrimoine de la Corse ont répondu favorablement.
C’est ainsi qu’un contact a pu été établi avec l’association CORSE ACTIVE POUR L’INITIATIVE, porteuse du dispositif d’Accompagnement à la Création d’Entreprises Sociales et Solidaires (ACCESS), avec laquelle l’Association de la vallée de Palazzi a passé une convention pour une mission d’ingénierie conduite par le cabinet ISSEHO en vue de l’accompagner, dans la réalisation de son projet de réhabilitation d’un jardin afin de favoriser une ré-appropriation paysanne et un retour à une mise en culture nourricière dans la vallée
En quels termes la restauration est-elle envisagée ?
L’état de dégradation exige une restauration adaptée sur les 3,9 km de sentiers communaux qui doit être soignée pour un cheminement confortable avec une réhabilitation appropriée des traversées des chemins de l’eau notamment leur écoulement d’origine.
L’attributaire du chantier devra adhérer à une organisme agissant dans le cadre de l’économie sociale et solidaire. Les a montée difficile du Val’Palmè sera restaurée à l’antica en pierre seiche : sols en calade, reprises des murs de soutènement.
L’entreprise retenue devra être expérimentée et agréée dans ce domaine.
A ce stade la restauration contribuera à réduire les risques d’inondations et d’incendies de part la canalisation des eaux de ruissellement et l’éradication des mèches à feu constitués par les sentiers non entretenus.
En quoi le projet est-il de valorisant ?
Partager ce terroir inde u spiritu paisanu entre jeunes agriculteurs cherchant à s’installer et villageois en quête de jardins familiaux près de chez eux.
Promouvoir l’insertion professionnelle agricole pour les personnes en recherche d’emploi, soit en gestion tutorée par la prise en charge réelle de l’exploitation d’un ou plusieurs jardins, ou en intervenant à la demande des propriétaires fonciers en tant que de besoin pour l’entretien de leur parcelle par des contrats privés de gré à gré.
Ouvrir ce site remarquable aux randonneurs en liaison avec les sentiers intercommunaux du Plan Territorial des Itinéraires de randonnées( PTIR) pour accéder à l’église de la Santa Reparata et relier ainsi les villages du piémont et de la haute Balagne, en offrant un parcours à travers un espace patrimonial ancestral réhabilité dans sa vocation nourricière d’antan, et qui s’inscrit pleinement dans le développement d’un tourisme durable.
Ce projet s’inscrit-il dans une démarche de développement durable ?
Ce projet constitue la clé d’un cercle vertueux de nature à développer l’envie de préserver ce terroir nourricier et l’écosystème qui s’y est développé, Trame verte et bleue naturelle signalée au Plan de Développement Durable de la Corse (PADUC).
En formant aux métiers de la terre et de la pierre toute personne en insertion professionnelle travaillant dans un organisme agissant dans le cadre l’économie sociale et solidaire.
En exigeant des entreprises sélectionnées dans les appels d’offre de formation et de mise en oeuvre les certifications et de labellisation dans leur domaine de compétence.
En développant une l’agriculture de maraîchage et d’arboriculture (agrumes, amandes, olives…) car le contexte hydrique et solaire du milieu est favorable, impliquant la remise en état duChemin de l’eau, et en développant des techniques de permaculture et d’arrosages économes.
En réimplantant une économie de proximité favorisant l’installation de commerces et d’artisans ainsi que le troc des produits des jardins familiaux entre villageois (légumes, fruits, semences…) dans une sociologie rééquilibrée au profit d’un art de vivre – tout simplement– d’une meilleure vivabilité…
C’est un changement de paradigme fondamental qui vise à retrouver un territoire plus « campadoghju » dans le respect d’un legs patrimonial ancestral à perpétuer dans toutes ses composantes agricoles, environnementales, patrimoniales… et sociales.
En quoi ce projet répond-il à un besoin du territoire? Ce projet s’inscrit dans la politique de reconquête agricole de la commune exprimée dans le PLU concrétisée par la création d’une Zone Agricole Protégée (ZAP) de 61 hectares qui englobe U CIRCULU, la seule en Haute Corse, qui valorise un terroir agricole ancestral fécond :
– participant ainsi , à son niveau, au projet alimentaire territoriale (PAT) de la CCIR Balagne ;
– contribuant au développement d’un tourisme durable de part le caractère remarquable de ce site ouvert à toutes randonnées pédestres, équestres et cyclistes.
– formant à la pierre sèche, dès le début du projet, une vingtaine de muraillers-caladeurs, et ultérieurement par des cycles de stages ouverts à tous pour l’entretien pérenne de ce site remarquable.
– en matière d’emploi 4 jeunes agriculteurs patentés ont déjà été installés par des baux à ferme sur les 8,5 hectares de la ZAP gérés une Association Syndicale Libre Orti Paesani déjà constituée. l’objectif est de porter à 8 le nombre d’agriculteurs et d’amener au moins le 1/3 des 80 propriétaires des jardins du CIRCULU à adhérer au projet.
Le projet est lancé, les bénévoles de l ‘Association ont permis de « déblayer » le terrain pour établir un état des lieux exhaustif afin d’évaluer le coût de l’opération d’ouverture de la boucle des sentiers du CIRCULU.
Cette opération constitue la condition sine qua none pour que le projet puisse se poursuivre par la réhabilitations des CHEMINS DE L’EAU dans les jardins privés attenants dont les propriétaires auront conventionné avec la commune de Santa-Reparata-di- Balagna .
L’ambition est grande : créer un théâtre vivant où tous les métiers de la pierre et de la terre seront exprimés dans leur savoir-faire traditionnel et dans leur évolution experte des artisans d’aujourd’hui.
Avoir le pessimisme de l’intelligence et l’optimisme de la volonté Antonio Gramsci, Philosophe, écrivain italien (1891-1937)
Quel est le plan financier du projet ?
Le montant de la restauration des sentiers est de 63 900 €. Cette estimation a été été obtenue sur la base d’un cahier des charges et d’un diagnostic effectué sur les 3,9 km des sentiers à restaurer. Les devis suivants ont été établies par un organisme qui agit dans le cadre de l’économie sociale et solidaire, l’ARSM, Associations de réhabilitation des Sentiers Communaux.
| Nature | Montant en € | Statut |
| Subvention Comité de Masif CDC | 19 100 | Obtenu |
| Commune de Santa Reparata | 10 290 | Obtenu |
| Subvention agence du tourisme CDC | 245 00 | Solicité |
| Collecte de don par sosucription | 10 000 | Solicié |
| Total | 63 900 |
Terres de mes racines
Terres de mes racines devait constituer un seul ouvrage en trois volets : Tarre tralasciate, Tarra feconda et Tarra eterna . Mais les « choses » ne se passent pas toujours comme on le souhaite car je n’ai pas trouvé d’éditeur pour ce faire.
Nonobstant ce fut un mal pour un bien car ma rencontre avec René Bourgeois, aquarelliste, s’est traduite par la réalisation de Tarra eterna – Kallistéidoscope qui constitue une oeuvre pittoresque que mon ami peintre avec ses aquarelles inspirées a su nourrir davantage mon imaginaire.
Le recueil est aujourd’hui en librairie en France et sur internet. Vous pouvez aussi en consulter un extrait sur le site U Circulu. Le produit de la vente de ce recueil est au profit de l’Association de la vallée de Palazzi pour son action de préservation du patrimoine dans le fiuminale du Giovaggio.
Le succès de Kallistéidoscope, l’appétit venant en mangeant, avec René nous travaillons à une version « aquarellisée » de Tarra feconda qui devrait s’intituler Cucina paisana – di a tarra à u piattu [ Cuisine paysane – de la terre à l’assiette ] dans un contexte, moins familial, enrichi de recettes de Santa-Reparatae voire de la cité paoline –débouché naturel et économique des jardins de Palazzi que constituaient autrefois u fiuminale du Giovaggio.
Néanmoins pour ne pas laisser sur leur faim tous ceux qui, par l’odeur alléché de mon projet de livre de recettes familiales corses, attendent avec impatience sa sortie, je me vois dans l’obligation de répondre à leur attente, en imprimant la première version de Tarra feconda en un tirage limité à cen texemplaires réservés à la famille et aux amis, et qui disponible maintenant sur le site U Circulu en version PDF.
Tarre tralasciate,
Terres vaines ! Peut-on imaginer un
mieux-vivre ensemble dans u Fiuminale di u Giovaggio-Palazzi en Balagne, en développant un modèle économique alternatif autonome d’autosuffisance alimentaire ?
Ce manifeste est un essai sur les Terres de mes racines à la recherche de clés pour un monde plus campadoghju, afin d’aborder un avenir dont on ne peut augurer s’il sera pire ou meilleur, mais il est sûr qu’il devra s’adapter aux crises qui émergent comme autant d’ultimatums.
J
Ces estimations permettront à CAPI/ACCESS et ISSEHO (cf convention en et compte rendu de la réunion du 21 février sur le site sur le site U CIRCULU) de chercher les sources de financement pour réaliser ces opérations d’ouverture et de restauration de notre patrimoine vernaculaire Sur ce plan, Barthélemy Colombani a récemment fait part à Stéphane Raffi que la fondation du patrimoine dont il est le délégué envisageait de participer au financement de notre projet dans le cadre d’un soutien aux entreprises agissant dans de l’économie sociale et solidaire, comme l’ARSM dirigée par Stéphane.
Pierre Poli, adjoint au maire de Santa Reparata ajoute que la commune envisage un classement des sentiers du fiuminale en « sentiers de randonnées » et faire une demande subvention auprès du Comité Massifde la CDC .
(*) fondatrice de l’entreprise « Qui vient de de la pierre », membre de notre collectif (Cf convention)






Cet ouvrage se propose de présenter le « Manifeste pour le renouveau du fiuminale du Giovaggio » visant à réhabiliter un territoire post-rural sinistré situé au cœur de la Balagne, en Corse, sur la commune de Santa-Reparata-di-Balagna.
Comprendre le déclin brutal de la ruralité qui a entraîné la poussée fulgurante d’une urbanisation spéculative et brouillonne.
Dénoncer ses conséquences environnementales (incendies et inondations) qui accroissent la dangerosité de ce bassin de vie, hier, aujourd’hui bassin de risques d’inondations.
Le projet s’inscrit dans la politique de la commune en vue d’entreprendre un rééquilibrage entre ruralité et urbanisation dont les objectifs sont définis dans trois textes réglementaires fondamentaux : le Plan local d’urbanisation (PLU), le Document d’objectif agricole sylvicole (DOCOBAS), la Zone agricole protégée (ZAP) en vue de lutter contre la spéculation foncière.
Dans ce cadre l’Association de la vallée de Palazzi agit, en toute autonomie, dans une démarche écocitoyenne qui regroupe les habitants de ce territoire.
Agir pour réduire les risques d’inondations et d’incendies en restaurant les sentiers dans leurs fonctions écologiques connexes : maîtrise de l’écoulement des eaux pluviales et freiner la propagation des feux. Et permettre, surtout, ainsi l’accès à l’ensemble des vergers et jardins ancestraux pour remettre en exploitation ce terroir nourricier aujourd’hui en friche et inculte.
Agir pour restaurer un chemin de l’eau ancestral constitué d’une infrastructure de puits, de bassins et de sentiers interconnectés. C’est un patrimoine vernaculaire remarquable qu’il faut absolument préserver et par la même profiter de cette ressource en eau dans le cadre du développement d’une agriculture de proximité.
Agir pour préserver cette trame verte et bleue que constitue le fiuminale du Giovaggio en le préservant de toutes spéculations immobilières et artificialisation des sols, et la consacrer pour longtemps à une agriculture nourricière de proximité qui était sa vocation originelle.
Changer la donne : ce micro-territoire en a le potentiel pour un mieux vivre ensemble dans un bassin de vieréhabilité pour un mondu più campadoghju, un monde plus enviable.

Campia est situé au abords de la D13 dans u fiuminale di u Ghjuvaghju, il y coule une source qui a désaltéré tant et tant de de Pastori et de Ghjardinieri et de nombreux Lisulani qui venaient remplir leur dame-jeanne, autrefois. C’est un lieu emblématique de l’association qui s’y réunit tous les ans dans le cadre d’une d’une Chjama pour l’entretenir ainsi que les sentiers qui y mêne.

Jusqu’au XVIIIè siècle, en Corse, l’organisation agro-pastorale constituait le socle du mode de vie d’un peuple de bergers et d’agriculteurs, u circulu formait, autour du village, une ceinture maraîchère vital où tout l’art de vivre ensemble a développé un patrimoine agricole et vernaculaire propre à cette île mais s’inscrivant pleinement dans le développement culturel de la civilisation méditerranéenne – Mare Nostru – qui l’a pourtant bien souvent malmenée…
Ce site traite d’un microscopique terroir U fiuminale di u Ghjuvaghju de Palmentu en Corse – patrimoine vernaculaire et écologique remarquable – legs des générations passées où d’aucuns y cherche leurs racines et où d’autres les implantent du cadre de vie avec a primura, vocable plus fort que sa traduction en français avec envie-soucis-responsabilité, por d’agir pour sa la préservation et son développement.
Tout naturellement s’agrègent toutes è primure t: mmatérielles, culturelles et environnementales, agricoles et même gastronomiques…qui forgent une identité et un bien être social per un populu in u mondu piu campatoghju !